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PostPosted: Wed 19 Sep 2007 - 15:27    Post subject: personnalité du jour! Reply with quote

c'est le Premier mu’ezzin


Bilal ibn Rabah  
Bilâl Ibn Rabâh plus connu sous le nom de Bilâl Al-Habashî, fils de Hamâmah, une esclave éthiopienne. Il embrassa l’Islam alors qu’il n'était qu'un simple esclave, celui de Umayyah Ibn Khalaf, un des grands ennemis de cette religion naissante. Ce dernier résolut de le torturer jusqu’à ce que mort s'en suive ou qu’il renie sa conversion. Pour se faire, il lui faisait subir les pires châtiments : il l'obligeait à se coucher sur le sable brûlant du désert mecquois et devait supporter le poids d'un rocher énorme sur sa poitrine plusieurs heures durant. Umayyah ne lui demandait pour arrêter cette abomination qu'une seule chose : qu'il renie l’Islam et qu'il revienne au polythéisme. Bilâl répondait malgré l'atroce souffrance humblement avec foi et conviction : « ahadun ahad » c’est-à-dire « Dieu est Un, Dieu est Un. »

Un jour, Abû Bakr le compagnon du Prophète passa près de Bilâl au cours d’une séance de torture. Voyant son état, il alla voir Khalaf et lui dit : « Jusqu’à quand vas-tu torturer ce pauvre ? » Khalaf lui répondit : « C’est toi qui est à l’origine de sa souffrance, pourquoi ne le sors-tu pas de cette situation ? » Sur ce, Abû Bakr proposa d’acheter Bilâl. Umayyah accepta en demandant une somme colossale pour un esclave : neuf pièces d’argent. Abû Bakr accepta sans problème. Umayyah était étonné, puis se moqua avec mépris en disant : « si tu avais insisté pour l’acheter à une seule pièce d’argent, je te l’aurais vendu ! ». Abû Bakr répondit : « Par Allah, Umayyah, si tu avais insisté pour le vendre à cent pièces d’argent, je l’aurais acheté ! » Puis, Abû Bakr affranchit Bilâl.  
 


Last edited by Monalisa on Thu 20 Sep 2007 - 13:27; edited 1 time in total
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PostPosted: Thu 20 Sep 2007 - 13:25    Post subject: personnalité du jour! Reply with quote

Fatma ''ezzahra''   
 
 
 
Fâtima , surnommée ‘’ Ezzahra’’est née à La Mecque vers 606. Elle est la plus jeune des filles que le prophète a eu avec sa première épouse Khadija. A la mort de sa mère, Fâtima n’avait que sept ans environ, et était très proche de son père Mohamed (saws) car ses autres sœurs étaient mariées, ce qui fait dire au historiens, vu qu’elle a vécu orpheline et qu’elle soit restée avec son père, qu'elle ait été la préférée des filles auprès du Prophète. Une autre raison de cet amour particulier ; encore enfant, Fâtima a vécu les humiliations dont était l’objet son père, venant des dignitaires Mecquois et des détracteurs mécréants, au début du message de L’islam. Fatima était donc le seul ‘’soutien moral’’ du prophète(saws) après le décès de son épouse et représentait pour lui, un peu le reflet de Khadidja. Ce qui a fait dire un jour à Mohamed (saws) et qui traduit cet amour paternel - "Quand mon cœur brûle du désir d'être au paradis, j'embrasse le cou de Fâtima".

Elle ne le quitta plus jusqu’à son mariage avec Ali. Elle se sépara de lui qu’une seule fois, lorsqu’il émigra à Médine. En effet, Lorsque Mohamed dut émigrer, Fâtima quitta la Mecque quelques semaines après son père et le rejoignit à Yathrib, la future Médine, dans une joie des retrouvailles indescriptible. N’a-t-il pas dit d’elle : "Fâtima sera la reine des femmes qui habiteront le Paradis" El Bokhâri.

Fatima reçu de nombreuses demandes en mariage et tout un chacun voulait avoir l’honneur d’être le gendre du prophète. Cet honneur revînt à Ali Ibn Abi Taleb qui l’épousa en 624, elle avait alors 18 ou 19 ans à peu près et ali 21. J’ai pris le soin de détailler les étapes de ce mariage dont mon écrit sur Ali, posté il y a quelques jours.
De cette union naîtront, al-Hassan, en 625 , El-Houssein en 626, puis deux filles, Zinèb et Oum Keltoum.

Elle supporta très mal la mort de son père. C’était pour elle une chose qui ne devait jamais arriver. A son chevet lorsqu’il agonisait, elle disait : Ô cher père ! quelle souffrance tu endures, là… et lui de répondre : plus aucune souffrance pour ton père après aujourd’hui, tu peux en être sûre… Lorsque les compagons du prophète commencèrent le rituel de l’enterrement, Fatima, complètement effondrée, cria à Billal : Comment osez-vous mettre le prophète sous terre ? Et lui de répondre sagement : O Fatima, sache que si nous avions la possibilité de l’élever au cièl, nous l’aurions fait, mais ton père a reçu de Dieu, le coran qui dit : d’elle (la terre) nous vous avons créé et vers elle nous vous retournons et d’elle nous vous ferons sortir une nouvelle fois…''
Seule devant la tombe de Mohamed (saws), Elle dira : "Après toi, père chéri, je me suis retrouvée orpheline. Je me suis sentie sans foyer et dépourvue de tout. Ma voix s'est éteinte à jamais, mon dos est définitivement brisé …''
Suite au décès de son père, et à cette terrible séparation Fâtima n’a survécu que quelques mois. Elle rendit l’âme en l’an 632 à Médine à la fleur de l’âge. Elle avait 29 ans.

 


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PostPosted: Sun 23 Sep 2007 - 15:48    Post subject: personnalité du jour! Reply with quote

Khadija bint Khuwaylid  
Khadija bint Khuwaylid, née l'an 555, femme commerçante, riche et prospère, deux fois veuve, elle remarque l'intégrité et le sérieux du jeune Mohamed alors elle l'engage pour conduire son commerce caravanier. Il devient vite son homme de confiance. Il avait 25 ans, elle 40. Une différence d'âge de 15 ans qui n'empêche pas Khadidja de lui proposer le mariage, qu'il accepte. Nous sommes en l'an 595.Elle devient la première épouse du prophète et le restera jusqu'au décès de cette dernière.

Ils auront ensemble sept enfants,quatre filles (Zinéb , Rukaya , Oum Kaltoum et Fâtima-Zohra). et trois fils morts en bas âge (Kacem , Taher et Tayeb).

Khadija était beaucoup plus qu'une épouse pour le prophète. Elle était une amie et une confidente. Lorsqu'il reçu le message et qu'il se croyait possédé, elle cru en lui et dit: ''Non tu n'es pas possédé; tu es, je le jure, le messager de cette nation''. Elle devient la première femme musulmane de l'Histoire.
Tant qu'elle est restée vivante, le Prophète n'a jamais épousé d'autre femme malgré la grande différence d'âge . Et il est choquant d'entendre dire certains ennemis de l'islam que Mohamed avait un penchant pour les femmes...
Lorsqu’elle apportait à manger au prophète, il attendait souvent qu’elle prenne la première bouchée puis, pour lui faire part de son affection et lui montrer à sa façon, ce qu’il éprouvait pour elle, il passait ses doigts exactement sur les traces des doigts de Khadidja dans le plat et prenait à son tour une bouchée. Voilà la violence de notre prophète, monsieur le pape.
En l'an 619 Khadidja meurt, Mohamed est profondément affecté et la pleure longtemps, au point où cette année 619 est appelée ''année du deuil, du chagrin''.Elle est enterrée à la Mècque.
Et à ce propos, notre prophète nous donne une leçon de fidélité jamais égalée:Lors de la conquête de la Mecque, ces compagons lui disent, tu n'as plus de maison ici elle a été detruite, où veux-tu aller?
Alors Mohamed répondit, les larmes aux yeux: dressez-moi une tente à coté de... la tombe de Khadidja.
A demain Incha Allah.



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PostPosted: Tue 25 Sep 2007 - 13:35    Post subject: personnalité du jour! Reply with quote

ABOU BAKR ESSIDIK 
Abou Bakr Essidik est né en l’an 573, soit environ trois ans après la naissance du prophète Mohamed (saws). C’était un homme sage, intègre et compté parmi les notables de Koraïche et les riches éleveurs de chameaux . Il était aimé et respecté pour sa sagesse.

Il se convertit à l’islam alors qu’il avait 37 ans d’age. Parmi les premiers convertis, il occupe la troisième place, après Khadidja et Ali . Ali lui-même dit de lui qu’Abou Bakr est le premier homme à se convertir à l’islam, puisque lui, était enfant quand il embrassa cette nouvelle religion.
Il était le père de Oum el mouminine Aïcha, l’épouse du prophète la plus ‘’en vue’’ après Khadidja.

Le nommé Abôu Dardâ a rapporté que le prophète (saws) a dit : "N'allez-vous pas laisser tranquille mon compagnon ! N'allez-vous pas cesser, et laisser tranquille mon compagnon ! Lorsque je vous ai dit : " Ô peuple, je suis le Messager de Dieu auprès de vous ! Vous m'avez alors répondu : " Menteur ! ", sauf Abou Bakr qui, lui, m'a cru !". (al-boukhâri)
Et aussi : "Quand j'ai invité les gens à embrasser l'Islam, tous ont pris un temps de réflexion et d'hésitation, excepté Abou Bakr : il n'a pas hésité ! " (Ibn Ishaq)

Abou Bakr avait une place à part dans le cœur du prophète (saws). Il lui répétait souvent : Abou Bakr, tu es mon compagnon dans ce monde ici bas et tu le seras aussi demain, dans le paradis

Le Prophète a dit : "S'il m'avait été permis d'avoir pour ami intime quelqu'un d'autre que Dieu, cela aurait été Abou Bakr. Seulement il est mon frère et mon compagnon". (al-boukhâri)

Le seul qui eut le privilège d’accompagner Mohamed (saws) lors de l’émigration secrète de ce dernier de la Mécque vers Médine, c’était Abou Bakr. Il avait alors 51 ans environ.
L’histoire est connue, Lorsque, pourchassés par les Koraïchites, ils se cachent tous les deux dans la grotte et Abou Bakr dit à Mohamed (saws) à ce moment là :"Si l'un d'eux regarde au niveau de ses pieds, il nous verra..."
Et le coran de répondre immédiatement par le biais de Mohamed : "Que penses-tu de deux individus, , Dieu étant leur ‘’troisième’’ ?"

Abou Bakr a été vraiment affligé par la mort du prophète, mais vue sa sagesse, il n’a pas fait de geste que font certains individus lorsqu’ils perdent un être cher. Ce jour là, Abou Bakr s'arrêta devant la porte de la mosquée. Attristé et complètement abattu par ce qui venait d’arriver, il demanda la permission d'entrer dans la maison de sa fille Aïcha puis pénétra dans la demeure. le Messager d'Allâh était mort, allongé sur son lit et ses femmes étaient autour. A la vue d’Abou Bakr, elles voilèrent leurs visages sauf Aïcha. Il découvrit le visage du Messager de Dieu et se pencha sur lui et l'embrassa en pleurant. Il dit : "Ce que prétend Omar Ibn El-khattab est faux. Le Messager de Dieu (saws) est bel et bien mort, je le jure!. Miséricorde de Dieu sur toi, Ô prophète de Dieu! Tu sent si bon, vivant et mort".
Puis il sortit et se dirigea rapidement à la mosquée où il y a avait foule et monta sur le minbar. Abou Bakr appela les musulmans. Ils s'assirent et écoutèrent.
Abou Bakr après l'attestation de foi, parla à l'assistance en disant : Dieu puissant et glorieux a annoncé à son Prophète sa mort alors qu'il était vivant et qu’il était parmi vous. La mort est une vérité et il ne restera aucun parmi vous sauf Dieu puissant et glorieux. N’avez-vous pas lu ce que Dieu dit dans le coran : {Mohamed n'est qu'un messager - des messagers avant lui sont passés. S'il mourait, donc, ou s'il était tué, retourneriez-vous sur vos pas ? Quiconque retourne sur ses pas ne nuira en rien à Dieu; et Dieu récompensera bientôt les reconnaissants} (sourat 3/144).

Abou Bakr n’a jamais aimé la lourde tâche de Calife. Lorsqu’il fut nommé Amir el Mouminine, le premier dans l’histoire de l’islam, il hésita longtemps avant d’accepter, suite à l’insistance des compagnons du prophète.
Entre autre Omar, lorsque Abou Bakr lui dit : "C'est toi qui m'a fait porter cette responsabilité; mais qui suis-je pour gouverner et juger les musulmans.
Omar lui dit : "Mais tu sais bien que le prophète de Dieu a dit : si le gouverneur fait l’effort pour atteindre la vérité et l’atteint, il a deux récompenses; et s'il fait l’effort pour l’atteindre et se trompe, il a une récompense".

Un compagnon du prophète rapporte : quand on prêta serment à Abou Bakr il s'enferma pendant trois jours. Il sortait chaque jour et disait : "Ô Musulmans! Je démissionne. Prêtez serment à qui vous voulez''
À chaque fois, Ali Ibn Abou Talib lui répondait : "Nous n'acceptons pas ta démission et nous ne te démettons pas. Puisque le Messager de Dieu t'a placé à l'avant, qui donc te fera reculer?"

A suivre...



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PostPosted: Wed 26 Sep 2007 - 15:24    Post subject: personnalité du jour! Reply with quote

Abou Bakr Essidik(acte 2)  

Le premier geste que fît Abou Bakr après sa désignation à la tête de la nation musulmane était de régler l’infime ‘’ passif’’ matériel légué par Mohamed (saws)
Il cria à haute voix : "Que celui qui a une promesse du prophète de son vivant ou une quelconque dette envers lui, qu’il vienne à nous". Bien que le prophète n’eût laissé aucune dette proprement dite.

Jaber, compagnon du prophète raconte que le prophète ((saws) lui a dit : "Dès que les contributions du Bahrayn arriveront, je t'en donnerais tant et également tant". Mais l'or du Bahrayn n'arriva pas. Quand cet or arriva enfin, Djaber continu en disant :Je vins à Abou Bakr et lui dis : "Le Prophète m'a promis tant…". Il me donna alors une certaine somme. Je la comptai et voilà qu'elle représentait cinq cents (dinars ). Abou Bakr me dit : "Prends-en encore le double". (Al-Boukhâri, Mouslim)

Sous son califa, de nombreuses batailles (ghazaouétes) ont eu lieu. C’était en l’an 12 de l’égire. La bataille de ‘’Dhât As-Salâsil’’ fut la première grande confrontation armée entre les musulmans et les troupes de la Perse,
la plus sérieuse opposition que rencontra Abou Bakr durant son règne est venue de Musailma (El Kadhab) qui se faisait passer pour un prophète et qui avait réussi à gagner la sympathie de quelques groupuscules. Il fût vaincu par Khalid Ibn Al Walid à la bataille de Akraba.

Après la victoire difficile sur Musailma, on craigna que le coran ne soit entièrement oublié ou falsifié quand tous ceux qui le connaissaient par cœur auraient disparus, Omar incita donc Abou Bakr à envisager leur préservation sous forme écrite.
Les compagnons du prophète alors, suite aux nombreuses batailles, commençaient à diminuer et à disparaître un par un et avec eux, le nombre des porteurs du coran ‘’Houffadh’’ (ceux qui le connaissaient par cœur).
Zayd Ibn Thâbit raconte : "'Omar était motivé à cause du nombre important de compagnons porteurs du coran (ceux qui l’ont apprit par coeur). décédés Déjà, à l'époque du Prophète , environ soixante-dix d'entre eux étaient morts en martyrs. Et plus tard, à l'époque de Abou Bakr , une expédition à Yamama contre les apostats coûta la vie à un nombre identique de houffadh (en l'an 12 de l'hégire). Tout ceci fit réfléchir Omar qui essaya de convaincre Abou Bakr avec succès". (Al-Boukhâri)
Lorsque Omar lui pria de porter une attention particulière à ce projet, il lui répondit : "Comment puis-je accomplir une chose que le Prophète n'a pas faite de son vivant ?"

Abou Bakr a fait l’objet de nombreux complots.
L’hsitorienTabari a rapporté dans son livre ‘’Tarikh’’ qu'Abou Bakr avait été invité à un repas par un des chefs de la communauté juive de Khaibar ; le calife se trouvait à table avec Al Harith Ibn Khalada, médecin musulman réputé dans la région et on leur présenta un plat de riz.
Abou Bakr en mangea une bouchée, Al Harith en prit de même une bouchée mais la rejeta aussitôt en s'écriant : "Il y a dans ce riz un poison qui tue au bout d'une année !" .

Pour donner une idée sur la foi d’Abou Bakr le prophète à dit : ‘’Si vous mettez la foi de toute la communauté réunie, dans le bras d’une balance et la foi d’Abou Bakr seule dans l’autre bras, c’est le côté d’Abou Bakr qui penchera’’.

Il est narré dans certains livres, qu’un ange demanda à son créateur la permission de faire le tour du domaine grandiose (Ar’ch) de Dieu. Celui-ci lui répondit qu’il ne pourrait jamais. L’ange insista et demanda à Dieu de lui donner la force de mille anges, pour pouvoir faire ce tour. Dieu lui accorda ce qu’il demanda et le voilà partit pour réaliser son vœu. Après mille ans, l’ange tomba dans le paradis, et dis :; mais où suis-je ?’’. On lui répondit : avec la force de mille anges et après mille ans, tu n’as pas traversé le millième de la part de Abou Bakr dans le paradis….’’

Abou Bakr mourut le 23 août 634 à Médine. Il est enterré dans le ‘’Masjid al-Nabawi’’, mosquée du prophéte, entre Mohamed (saws) et Omar.



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PostPosted: Fri 28 Sep 2007 - 13:49    Post subject: personnalité du jour! Reply with quote

Septimia Bathzabbai Zénobie 


Septimia Bathzabbai Zenobia plus connue sous le nom de Zénobie, reine de Palmyre et épouse de Odénat, devint souveraine de ce royaume vers 266 ou 267 à la mort de ce dernier. Elle fit de Palmyre, le foyer culturel le plus brillant du Proche-Orient.
Autoritaire et habile, elle profita de la déroute romaine contre les Parthes et de la fixation des empereurs romains par les invasions sur le Danube pour soumettre la Syrie, l'Égypte, l'Asie Mineure à l'exception de la Bithynie.
En 271, Zénobie s'est proclamée impératrice et rompt avec l'Empire romain et donne à son fils Wahballat (Vaballatus) le titre d'Auguste. L'empereur Aurélien décide de mettre un point d'arrêt aux activités de Zénobie et envoie ses troupes en Égypte.
En guerre contre l'empire romain, elle parvient à quelques succès, avant d'être vaincue par l'empereur Aurélien en 272 qui défait ses troupes, s'empare de Palmyre et fait sa reine prisonnière. Emmenée à Rome, elle orne le triomphe de celui-ci. Aurélien se pare de la couronne et du manteau impérial et réintègre le royaume de Palmyre dans l'Empire.
Puis exilée à Tibur (aujourd'hui Tivoli), la reine Zénobie mourut en 274.


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PostPosted: Sat 29 Sep 2007 - 22:49    Post subject: personnalité du jour! Reply with quote

Sapho
"Sapho, fille de Simon ou selon d'autres, d'Euménos, d'Eérigyos, d'Ecrytos, de Sémos, de Camon, d'Etarchos ou de Scamandronymos. Sa mère s'appelait Cléis. Lesbienne d'Erésos, poétesse lyrique, vivant aux alentours de la 42e Olympiade (612-608 avant Jésus-Christ), de même qu'Alcée, Stésichore et Pittacos. Elle eut trois frères, Larichos, Charaxos, Eurygios, épousera le très riche Cercylas, venu d'Andros, aurat de lui une fille, appelée Cléïs, aura trois compagnes et amies, Atthis, Télésippa, Mégara, sera calomniée pour ces amitiés qu'on qualifia d'impures, aura pour élèves Anagora de Milet, Gongyla de Colophon, Eunica de Salamine, écrira écrit neuf livres de chants lyriques ... Sappho, Lesbienne de Mytilène, joueuse de lyre, se jettera dans la mer du haut du rocher de Leucate par amour pour Phaon le Mytilénien. Certains ont dit qu'elle avait aussi écrit de la poésie lyrique "

 
 
Alphonse de LAMARTINE (1790-1869) consacrera le poème suivant à Sapho (Recueil : Nouvelles méditations poétiques)"L'aurore se levait, la mer battait la plage ;
Ainsi parla Sapho debout sur le rivage, 
Et près d'elle, à genoux, les filles de Lesbos 
Se penchaient sur l'abîme et contemplaient les flots : 
 
Fatal rocher, profond abîme ! 
Je vous aborde sans effroi ! 
Vous allez à Vénus dérober sa victime : 
J'ai méconnu l'amour, l'amour punit mon crime. 
Ô Neptune ! tes flots seront plus doux pour moi ! 
Vois-tu de quelles fleurs j'ai couronné ma tête ? 
Vois : ce front, si longtemps chargé de mon ennui, 
Orné pour mon trépas comme pour une fête, 
Du bandeau solennel étincelle aujourd'hui ! 
 
On dit que dans ton sein... mais je ne puis le croire ! 
On échappe au courroux de l'implacable Amour ; 
On dit que, par tes soins, si l'on renaît au jour, 
D'une flamme insensée on y perd la mémoire ! 
Mais de l'abîme, ô dieu ! quel que soit le secours, 
Garde-toi, garde-toi de préserver mes jours ! 
Je ne viens pas chercher dans tes ondes propices 
Un oubli passager, vain remède à mes maux ! 
J'y viens, j'y viens trouver le calme des tombeaux ! 
Reçois, ô roi des mers, mes joyeux sacrifices ! 
Et vous, pourquoi ces pleurs ? pourquoi ces vains sanglots ? 
Chantez, chantez un hymne, ô vierges de Lesbos ! 
 
Importuns souvenirs, me suivrez-vous sans cesse ? 
C'était sous les bosquets du temple de Vénus ; 
Moi-même, de Vénus insensible prêtresse, 
Je chantais sur la lyre un hymne à la déesse : 
Aux pieds de ses autels, soudain je t'aperçus ! 
Dieux ! quels transports nouveaux ! ô dieux ! comment décrire 
Tous les feux dont mon sein se remplit à la fois ? 
Ma langue se glaça, je demeurais sans voix, 
Et ma tremblante main laissa tomber ma lyre ! 
Non : jamais aux regards de l'ingrate Daphné 
Tu ne parus plus beau, divin fils de Latone ; 
Jamais le thyrse en main, de pampres couronné, 
Le jeune dieu de l'Inde, en triomphe traîné, 
N'apparut plus brillant aux regards d'Erigone. 
Tout sortit... de lui seul je me souvins, hélas ! 
Sans rougir de ma flamme, en tout temps, à toute heure, 
J'errais seule et pensive autour de sa demeure. 
Un pouvoir plus qu'humain m'enchaînait sur ses pas ! 
Que j'aimais à le voir, de la foule enivrée, 
Au gymnase, au théâtre, attirer tous les yeux, 
Lancer le disque au loin, d'une main assurée, 
Et sur tous ses rivaux l'emporter dans nos jeux ! 
Que j'aimais à le voir, penché sur la crinière 
D'un coursier de I'EIide aussi prompt que les vents, 
S'élancer le premier au bout de la carrière, 
Et, le front couronné, revenir à pas lents ! 
Ah ! de tous ses succès, que mon âme était fière ! 
Et si de ce beau front de sueur humecté 
J'avais pu seulement essuyer la poussière... 
Ô dieux ! j'aurais donné tout, jusqu'à ma beauté, 
Pour être un seul instant ou sa soeur ou sa mère ! 
Vous, qui n'avez jamais rien pu pour mon bonheur ! 
Vaines divinités des rives du Permesse, 
Moi-même, dans vos arts, j'instruisis sa jeunesse ; 
Je composai pour lui ces chants pleins de douceur, 
Ces chants qui m'ont valu les transports de la Grèce : 
Ces chants, qui des Enfers fléchiraient la rigueur, 
Malheureuse Sapho ! n'ont pu fléchir son coeur, 
Et son ingratitude a payé ta tendresse ! 
 
Redoublez vos soupirs ! redoublez vos sanglots ! 
Pleurez ! pleurez ma honte, ô filles de Lesbos ! 
 
Si l'ingrat cependant s'était laissé toucher ! 
Si mes soins, si mes chants, si mes trop faibles charmes 
A son indifférence avaient pu l'arracher ! 
S'il eût été du moins attendri par mes larmes ! 
Jamais pour un mortel, jamais la main des dieux 
N'aurait filé des jours plus doux, plus glorieux ! 
Que d'éclat cet amour eût jeté sur sa vie ! 
Ses jours à ces dieux même auraient pu faire envie ! 
Et l'amant de Sapho, fameux dans l'univers, 
Aurait été, comme eux, immortel dans mes vers ! 
C'est pour lui que j'aurais, sur tes autels propices, 
Fait fumer en tout temps l'encens des sacrifices, 
Ô Vénus ! c'est pour lui que j'aurais nuit et jour 
Suspendu quelque offrande aux autels de l'Amour ! 
C'est pour lui que j'aurais, durant les nuits entières 
Aux trois fatales soeurs adressé mes prières ! 
Ou bien que, reprenant mon luth mélodieux , 
J'aurais redit les airs qui lui plaisaient le mieux ! 
Pour lui j'aurais voulu dans les jeux d'Ionie 
Disputer aux vainqueurs les palmes du génie ! 
Que ces lauriers brillants à mon orgueil offerts 
En les cueillant pour lui m'auraient été plus chers ! 
J'aurais mis à ses pieds le prix de ma victoire, 
Et couronné son front des rayons de ma gloire. 
 
 
 
 


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PostPosted: Sat 29 Sep 2007 - 22:51    Post subject: personnalité du jour! Reply with quote

Souvent à la prière abaissant mon orgueil,
De ta porte, ô Phaon ! j'allais baiser le seuil.
Au moins, disais-je, au moins, si ta rigueur jalouse
Me refuse à jamais ce doux titre d'épouse,
Souffre, ô trop cher enfant, que Sapho, près de toi,
Esclave si tu veux, vive au moins sous ta loi !
Que m'importe ce nom et cette ignominie !
Pourvu qu'à tes côtés je consume ma vie !
Pourvu que je te voie, et qu'à mon dernier jour
D'un regard de pitié tu plaignes tant d'amour'
Ne crains pas mes périls, ne crains pas ma faiblesse ;
Vénus égalera ma force à ma tendresse.
Sur les flots, sur la terre, attachée à tes pas,
Tu me verras te suivre au milieu des combats ;
Tu me verras, de Mars affrontant la furie,
Détourner tous les traits qui menacent ta vie,
Entre la mort et toi toujours prompte à courir,..
Trop heureuse pour lui si j'avais pu mourir !

"Lorsque enfin, fatigué des travaux de Bellone,
"Sous la tente au sommeil ton âme s'abandonne,
"Ce sommeil, ô Phaon ! qui n'est plus fait pour moi,
"Seule me laissera veillant autour de toi !
"Et si quelque souci vient rouvrir ta paupière,
"Assise à tes côtés durant la nuit entière,
"Mon luth sur mes genoux soupirant mon amour,
"Je charmerai ta peine en attendant le jour !

Je disais; et les vents emportaient ma prière !
L'écho répétait seul ma plainte solitaire ;
Et l'écho seul encor répond à mes sanglots !
Pleurez ! pleurez ma honte, ô filles de Lesbos !

Toi qui fus une fois mon bonheur et ma gloire !
Ô lyre ! que ma main fit résonner pour lui,
Ton aspect que j'aimais m'importune aujourd'hui,
Et chacun de tes airs rappelle à ma mémoire
Et mes feux, et ma honte, et l'ingrat qui m'a fui !
Brise-toi dans mes mains, lyre à jamais funeste !
Aux autels de Vénus, dans ses sacrés parvis
Je ne te suspends pas ! que le courroux céleste
Sur ces flots orageux disperse tes débris !
Et que de mes tourments nul vestige ne reste !
Que ne puis-je de même engloutir dans ces mers
Et ma fatale gloire, et mes chants, et mes vers !
Que ne puis-je effacer mes traces sur la terre !
Que ne puis-je aux Enfers descendre tout entière !
Et, brûlant ces écrits où doit vivre Phaon,
Emporter avec moi l'opprobre de mon nom !

Cependant si les dieux que sa rigueur outrage
Poussaient en cet instant ses pas vers le rivage ?
Si de ce lieu suprême il pouvait s'approcher ?
S'il venait contempler sur le fatal rocher
Sapho, les yeux en pleurs, errante, échevelée,
Frappant de vains sanglots la rive désolée,
Brûlant encor pour lui, lui pardonnant son sort,
Et dressant lentement les apprêts de sa mort ?
Sans doute, à cet aspect, touché de mon supplice,
Il se repentirait de sa longue injustice ?
Sans doute par mes pleurs se laissant désarmer
Il dirait à Sapho : Vis encor pour aimer !
Qu'ai-je dit ? Loin de moi quelque remords peut-être,
A défaut de l'amour, dans son coeur a pu naître :
Peut-être dans sa fuite, averti par les dieux,
Il frissonne, il s'arrête, il revient vers ces lieux ?
Il revient m'arrêter sur les bords de l'abîme ;
Il revient !... il m'appelle... il sauve sa victime !...
Oh ! qu'entends-je ?... écoutez... du côté de Lesbos
Une clameur lointaine a frappé les échos !
J'ai reconnu l'accent de cette voix si chère,
J'ai vu sur le chemin s'élever la poussière !
Ô vierges ! regardez ! ne le voyez-vous pas
Descendre la colline et me tendre les bras ?...
Mais non ! tout est muet dans la nature entière,
Un silence de mort règne au loin sur la terre :
Le chemin est désert !... je n'entends que les flots...
Pleurez ! pleurez ma honte, ô filles de Lesbos !

Mais déjà s'élançant vers les cieux qu'il colore
Le soleil de son char précipite le cours.
Toi qui viens commencer le dernier de mes jours,
Adieu dernier soleil ! adieu suprême aurore !
Demain du sein des flots vous jaillirez encore,
Et moi je meurs ! et moi je m'éteins pour toujours !
Adieu champs paternels ! adieu douce contrée !
Adieu chère Lesbos à Vénus consacrée !
Rivage où j'ai reçu la lumière des cieux !
Temple auguste où ma mère, aux jours de ma naissance
D'une tremblante main me consacrant aux dieux,
Au culte de Vénus dévoua mon enfance !
Et toi, forêt sacrée, où les filles du Ciel,
Entourant mon berceau, m'ont nourri de leur miel,
Adieu ! Leurs vains présents que le vulgaire envie,
Ni des traits de l'Amour, ni des coups du destin,

Misérable Sapho ! n'ont pu sauver ta vie !
Tu vécus dans les Pleurs, et tu meurs au matin !
Ainsi tombe une fleur avant le temps fanée !
Ainsi, cruel Amour, sous le couteau mortel.
Une jeune victime à ton temple amenée,
Qu'à ton culte en naissant le pâtre a destinée,
Vient tomber avant l'âge au pied de ton autel !

Et vous qui reverrez le cruel que j'adore
Quand l'ombre du trépas aura couvert mes yeux,
Compagnes de Sapho, portez-lui ces adieux !
Dites-lui... qu'en mourant je le nommais encore !

Elle dit, Et le soir, quittant le bord des flots,
Vous revîntes sans elle, ô vierges de Lesbos !"


 


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