Espace De Discussion Et Débat  Forum Index
 
 
 
Espace De Discussion Et Débat  Forum IndexFAQSearchRegisterLog in

Canibalisme

 
Post new topic   Reply to topic    Espace De Discussion Et Débat Forum Index -> La Culture Generale -> Histoire!!
Previous topic :: Next topic  
Author Message
Monalisa
Administrateur
Administrateur

Offline

Joined: 23 Jul 2007
Posts: 613
Sexe: Féminin
Point(s): 630
Moyenne de points: 1.03

PostPosted: Tue 28 Aug 2007 - 18:08    Post subject: Canibalisme Reply with quote

CANNIBALISME

il m'a semblé interressant de connaitre certaines coutumes désavouées de notre société
j'ai tou d'abord concentré mes recherches sur l'origine anthropologique puis avec le temps jusqu'à notre société



L'anthropophagie au paléolithique

Le cannibalisme, une pratique humaine difficilement acceptable
La découverte des premiers indices d’anthropophagie a déclenché de vives polémiques. Certains préhistoriens rejetaient d’emblée, par principe, des ancêtres aussi horribles, tandis que d’autres se laissaient volontiers séduire par une ascendance dramatique qui avait, en outre, l’avantage de faire d’eux des parangons de la civilisation. Les passions se sont maintenant apaisées, de nouvelles découvertes archéologiques ont été faites, en même temps les données ethnologiques se sont élargies au point de fournir un contexte significatif. Le moment d’un réexamen dépassionné de la question est venu.
Des traces d'anthropophagie sur différents sites

Les faits archéologiques sans être très nombreux constituent néanmoins un ensemble non négligeable, ils peuvent se classer en indices forts et faibles.

Les indices forts et remarquables
Les premiers apparaissent dès le paléolithique moyen sous forme d’os humains brisés ou portant des traces de décarnisation et souvent calcinés, retrouvés dans des sols d’habitats parmi des ossements animaux traités de manière semblable. A Krapina (Croatie) dans les couches 3 et 4 les restes de treize néandertaliens ont été retrouvés en amas, brisés et partiellement calcinés, pour leur découvreur Gorjanovic ils sont le résultat d’une entreprise cannibale. André Leroi-Gourhan, après examen des pièces, confirmera ce point de vue, en déclarant que l’impression de broyage alimentaire sur ce site est « saisissante »
A Vindija, également en Croatie, un site daté du paléolithique moyen, a fourni des indices analogues. Plusieurs pièces isolées sont également signalées : à Isturitz un fragment de calotte crânienne porte des traces d’estafilade au couteau de silex, à Predmost (Moravie) un squelette porte des traces de découpage, à Tchoutaltovo (Ukraine) un fragment d’os frontal porte des incisions. A Tautavel (Pyrénées Orientales) un crâne brisé d’Homo Erectus a été retrouvé au milieu de déchets alimentaires (sol G - 450 000 ans). A La Baume de Moula-Guercy (Ardèche) des os humains, néandertaliens, (6 individus dont deux adultes et deux enfants de 15 à16 ans) brisés et présentant des traces de découpage figurent parmi des déchets alimentaires manifestes. A Klassies Mouth River (Afrique du Sud) des restes d’hommes modernes associés à une industrie du Middle Stone Age (entre -13 000 et -80 000 ans) ont été exhumés les os étaient brisés, brûlés et portaient des traces de décarnisation. A Maszycka (Silésie polonaise) les restes regroupés mais incomplets de seize individus ont été retrouvés. Ils présentaient des ébréchures, des traces de mâchonnements qui, selon les inventeurs, ne sauraient être imputées aux carnivores. Les victimes auraient été décapitées et désarticulées hors de la grotte, un lot d’ossements aurait été ramené et enterré après un repas rituel. A la Grande Doline d’Atapuerca (Espagne) – 800 000 ans des traces de dévoration humaine ont été également relevées signes de décapitation, stries de boucherie sur 50% des restes.
Pourquoi manger son semblable ?

Au total si l’existence du cannibalisme au paléolithique ne peut être prouvée objectivement elle peut cependant, compte tenu du contexte ethnologique, être considérée comme possible ou probable. Il s’agissait certainement d’un cannibalisme rituel. Les documents disponibles ne permettent, bien entendu, pas de trancher entre exo et endocannibalisme. La pratique du cannibalisme semble très ancienne, elle a concerné aussi bien les Sapiens primitifs que les Néandertaliens peut être même les Erectus. Les documents bien datés ne sont pas, par contre, suffisamment nombreux pour permettre de suivre la disparition de ce comportement, d’autant plus que quelques rares indices semblent exister pour des périodes tardives, mésolithique et néolithique. Le cannibalisme ne serait ainsi ni un signe archaïque ni une manifestation de sauvagerie.


Le terme « cannibalisme » provient de caníbale, le nom espagnol d'Indiens des Caraïbes qui avaient la réputation de manger des êtres humains et vivaient dans les Antilles à l'arrivée de Christophe Colomb. La pratique du cannibalisme fut attestée dans de nombreuses parties du monde. Certains témoignages laissent penser que le phénomène remonte à des temps aussi anciens que le néolithique. L'historien grec Hérodote ainsi que d'autres auteurs de l'Antiquité décrivent quelques peuples qu'ils qualifient de cannibales. Au Moyen Âge, le voyageur italien Marco Polo rapporta que des tribus, du Tibet jusqu'à Sumatra, pratiquaient le cannibalisme. Le phénomène fut relevé également chez de nombreux Indiens d'Amérique du Nord, en particulier dans les tribus de la côte ouest du golfe du Mexique. Jusqu'à une époque récente, on pensait que le cannibalisme existait en Afrique centrale et occidentale, en Australie, en Nouvelle-Zélande, en Mélanésie, à Sumatra, en Nouvelle-Guinée, en Polynésie et dans des régions éloignées d'Amérique du Sud.
Plusieurs motifs furent invoqués pour expliquer la pratique du cannibalisme. Dans certaines cultures, on pensait que la personne qui mangeait un cadavre acquérait les qualités de celui qu'il mangeait, surtout s'il s'agissait d'un ennemi valeureux. Il existe quelques exemples qui semblent prouver que le cannibalisme n'est dicté que par un désir de vengeance. Selon certaines croyances, le fait de manger le corps d'un ennemi permettrait de détruire totalement l'âme de celui-ci, qui ne trouverait plus où se loger. Le cannibalisme faisait partie d'une pratique religieuse. En Inde centrale, les adorateurs de la déesse Kali mangeaient le corps des personnes âgées et des malades, cet acte étant censé réjouir leur déesse, selon leur croyance. Au Mexique, des milliers de victimes humaines étaient sacrifiées tous les ans par les Aztèques à leurs divinités. Après la cérémonie du sacrifice, les prêtres et la population mangeaient les corps des victimes, croyant qu'ils se rapprocheraient ainsi de leurs dieux.

Les Iroquois, quant à eux, sacrifiaient et consommaient les corps de leurs ennemis afin de satisfaire leur dieu de la guerre, mais aussi pour absorber l’esprit de leurs ennemis dans leurs propres corps, obtenant ainsi les qualités et la force des guerriers adverses. Selon Moira Martingale, auteur de "Cannibal Killers", les Iroquois ont pratiqué ce cannibalisme rituel au moins jusqu’à la fin des années 1830.

Les Papous de Nouvelle Guinée ont pratiqué le cannibalisme jusqu’aux années 1960, de façon rituelle. Certaines tribus le pratiquaient également parce qu’elles appréciaient le goût de la chair humaine. Mais la majorité des tribus Papous consommaient surtout les tissus et les cerveaux de leurs morts, lors d’un cérémonial traditionnel, en signe de respect. Cette pratique eut des conséquences dévastatrices : des chercheurs découvrirent que des membres des différentes tribus souffraient d’une maladie mortelle, que les femmes transmettaient à leurs enfants et qui se révéla être la maladie de Kreutzfel Jacob (variant humain de la "maladie de la vache folle").
Cette maladie a causé la disparition de bien des formes de cannibalismes rituels. Mais la propagation du Christianisme par les missionnaires a aussi permis une diminution significative de cette pratique.


Jusqu’à la fin du 18ème siècle, on imputait encore à des "loups-garous" les viols et les meurtres commis par des tueurs en série qui étaient aussi parfois cannibales.
En 1573, alors que les sorcières et les loups-garous provoquaient des hystéries collectives, le Français Gilles Garnier admit avoir assassiné plusieurs enfants, dont les corps avaient été découverts mutilés et à moitié dévorés. On lui demanda pourquoi il avait agit ainsi (en fait, il fut longuement torturé…) et Garnier affirma être un loup-garou, une condition qu’il avait acquise grâce à la sorcellerie. Un démon lui avait appris à se changer en loup en se frottant le corps d’un onguent (une méthode classique selon les légendes de l’époque). Il avait déchiqueté des enfants avec ses griffes et les avait dévorés. Il admit qu’il aimait manger de la chair humaine… et qu’il avait "les mêmes inclinaisons anormales même lorsqu’il était dans son état d’être humain normal plutôt que dans son état de loup" !
Quinze ans plus tard, l’Allemand Peter Stubbe fut torturé avant - et exécuté après - avoir avoué 25 années de meurtres et de cannibalisme. Il expliqua lui-aussi que le Diable lui avait enseigné l’art de la métamorphose et lui avait offert une peau de loup, qu’il portait lorsqu’il pourchassait des jeunes femmes et des enfants. Mais, selon lui, quand il attrappait sa victime, il retournait à sa forme humaine pour la violer et la mutiler. Il admit avoir tué et mangé son propre fils, dont la mère était également sa fille, avec laquelle il avait une relation incestueuse.
De nos jours, la lycanthropie est reconnu comme un désordre mental. Ceux qui en souffrent sont persuadés de se transformer en loup et agissent comme, selon eux, cet animal sauvage devrait se conduire : ils hurlent, violent brutalement des victimes sans défense et ne mange que de la viande crue et sanguinolente.
Le cannibalisme est envisagé avec dégoût et indignation dans de nombreuses cultures et est même considéré comme criminel par de nombreuses sociétés, qui le punissent par une incarcération ou une institutionnalisation dans un établissement psychiatrique.
Le cannibalisme est considéré par beaucoup comme un comportement sauvage, digne des "tribus anciennes des mers du sud". Bien que les maladies (notamment celle de "Creutzfeld Jacob") et la religion aient permis de diminuer cette pratique (naguère rituelle, guerrière et traditionnelle), elle est encore accomplie dans le monde entier.
Le cannibalisme criminel a, lui, augmenté depuis le siècle dernier, notamment en Occident, au point que de nouvelles lois ont du être créées.

En inde : Kali déesse sanguinaire
Kali (forme féminine du sanskrit kala, « temps »), épouse du dieu hindou Shiva, dans sa manifestation de la puissance du temps. Déesse mère de la destruction, Kali est souvent représentée noire, nue, portant un collier de crânes humains, avec un visage effrayant, riant, les dents pleines de sang et la langue tirée. Elle possède généralement quatre bras, qui symbolisent son pouvoir absolu sur toutes les choses finies, limitées dans le temps et l'espace. L'une de ses mains tient une épée, une autre une tête humaine tranchée, la troisième, selon les fidèles, supprime la peur et la quatrième donne le bonheur. Toute-puissante et omniprésente, Kali s'élève au-dessus de l'existence finie ; elle ne connaît pas la peur et ses adeptes lui prêtent le pouvoir de les en protéger et de leur donner une paix infinie. Enfin, nuit absolue, dévorant tout ce qui existe, elle est également représentée se tenant debout sur le cadavre de Shiva, symbole, comme le collier de crânes, des restes de l'existence finie. Alors que jadis les adorateurs de Kali cherchaient à l'apaiser avec des sacrifices humains, aujourd'hui ils lui offrent le sang d'un animal domestique ou, le plus souvent, ils utilisent symboliquement de la poudre rouge à cet effet. Elle était invoquée par une société secrète d'assassins appelés les thugs. La ville de Calcutta doit son nom à Kali ; en effet, Calcutta est la forme anglicisée de Kalighata, le nom d'un grand temple qui lui est dédié.


et nous pouvons également disserté sur le nombre de meurtriers actuels dont le canibalisme represente le symbole d'appartenance de leur victime

J'aimerais finir en posant une question lequel de vous dans des circonstances extrremes où sa vie est menacée en viendrait à l'antropophagie ?

Pour ma part je n'en sais rien mais qui sait sous l'assiegement par les romains de jerusalem en 70 de notre ére les femmes mangeaient leur propres enfants pour ne pas mourir que ferions nous à leur place ?

 


Back to top
Visit poster’s website AIM
Display posts from previous:   
Post new topic   Reply to topic    Espace De Discussion Et Débat Forum Index -> La Culture Generale -> Histoire!! All times are GMT + 1 Hour
Page 1 of 1

 
Jump to:  

Index | Administration Panel | Create a forum | Support forum | Forum directory | Legal notices | Report a violation
Template lost-kingdom_Tolede created by larme d'ange
Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group